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(mis à jour dimanche 19 août 2007 à 15:52)

30/04/2007

30/04/07 - 12:36

Repos

la tête un peu ensuquée.
J'ai du mal comme beaucoup à imaginer Sarkozy président en Une des journaux de dans une semaine. mais j'ai du mal aussi à croire que les défauts prêtés, à tort ou à raison de ségolène, seront comblés dans l'incosncient collectif en quelques jours.
Il est étonnant de voir à quel point les gens sont mal informés ou aveuglés.

"Ah bon la police applaudit les militants socialistes? Ah bon c'est le syndicat de gauche qui a gagné à l'automne dernier". Et oui : et le Syndicat de la Magistrature, les chercheurs, des chefs d'entreprise préfèrent Royal à Sarkozy.

"Comment ça Sarkozy a dis quelque chose sur l'inné, les gènes, ...?"

"Vous avez vu : 40000 personnes à bercy!" (qui en comprend 18000, ils ont du comptabliser les fonctionnaires du Ministère).

"Elle a pas la carrure. Lui a quand même été ministre d'etat." On a vu les dégâts. Il prône la promotion par le mérite. Mais ne méritera certainement pas sa promotion.

"C'est bien il fustige Mai 68." Il dit même que cela a conduit à l'absence d'éthique, de morale, que le cynisme politique est né de là. En effet sans Mai 68, sans Bruxelles, sans Chirac, Sarkozy n'aura personne contre qui s'opposer, vociférer, contre qui discourir par haine. Génération 68 vous êtes des salauds, des pourris. C'est à cause de vous qu'on en est là, qu'il sous entend.
De qui se moque-t-on. Y a t il plus cynique que lui? Y a t il plus profiteur que lui? Y a t il moins éthique que lui? Quelle morale quand on a trahit son camp (1995), critiquer sans cesse ses chefs (depuis 2002), attiré Tapie, Charasse, les idées de Le Pen? Et quand il affirme "Je ne mens pas", c'est tellement énorme... Osera-t-il tout dire sur Cécilia? Sur ses vices? Sur ses manigances d'officines? Quel politicien n'a jamais menti? Quel Ministre n'a jamais manipulé les chiffres en sa faveur?
Lui bat même des records en la matière...

Il est le pur produit de Mai 68 : un cynique, immoral, opportuniste et ambitieux. Pas assez doué pour gagner du fric, il a conquis le pouvoir. Manière de recevoir le fric sans y toucher. Il peut toujours hurler contre les parachutes dorés, flatter le peuple. Nous ne sommes pas dupes. Ses amis s'appellent Arnaud L., Martin B., Bernard A. des TRES grandes fortunes qu'il ne va pas contrarier.
Il peut toujours spolier les idées les plus à gauches, les paroles des plus démunis. Quelqu'un qui veut casser la solidarité née de l'après guerre, ce n'est pas contre Mai 68 qu'il se bat, mais bien contre de Gaulle.

Car la révélation de cette élection c'est que c'est Ségolène la plus gaulliste des deux.


commentaires

30/04/07 - 12:49

B-R-A-V-O! c'est exactement ce que je disais à mon homme l'autre jour...

30/04/07 - 13:01

Je ne sais si Ségolène est la plus gaulliste des deux,mais je partage ton coup de gueule! Hélas j'en reste à mon(tragique) constat:Les Français adorent les "messies" politiques!!(plus ça fait du bruit,plus ça rassure,plus on aime! je crains que la reflexion moyenne n'aille pas plus loin! c'est ça qui est dramatique!)

30/04/07 - 13:16

30/04/07 - 23:55

"Quand j'entends le mot culture, je dégaine mon révolver"
- Goebbels

Vu chez Pire :

Littérature ancienne et rentabilité


Dans le journal gratuit "20 minutes" du 16 avril, figure une interview de Nicolas Sarkozy. Entre autres sujets, il y parle de l'université et prend pour exemple de filière inutile, et qui ne devrait plus être prise en charge par les fonds publics, l'enseignement de la "littérature ancienne" :

Q : Vous vous fixez comme objectif de ne laisser aucun enfant sortir du système scolaire sans qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet objectif ?

R : Par exemple dans les universités, chacun choisira sa filière, mais l'Etat n'est pas obligé de financer les filières qui conduisent au chômage. L'Etat financera davantage de places dans les filières qui proposent des emplois, que dans des filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.

Q : Si je veux faire littérature ancienne, je devrais financer mes études ?

R : Vous avez le droit de faire littérature ancienne, mais le contribuable n'a pas forcément à payer vos études de littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants pour deux places. Les universités auront davantage d'argent pour créer des filières dans l'informatique, dans les mathématiques, dans les sciences économiques. Le plaisir de la connaissance est formidable mais l'Etat doit se préoccuper d'abord de la réussite professionnelle des jeunes.


Ne prenons pas à la légère ces déclarations du candidat de l'UMP.
Pour lui, l'Etat n'a pas à assumer le prix de la culture. Son jugement sur le « plaisir de la connaissance », opposé à l'utilité ou à la rentabilité érigées en principe politique, manifeste une ignorance et un mépris dangereux qui menacent le socle de toute société démocratique. Il avertit les artistes et les penseurs, nous écrivains, en particulier, du sort qu'il réserve à la culture, la littérature au premier chef, et à leur transmission par l'Education nationale.
Tous les chefs d'Etat, jusqu'ici : Charles De Gaule, Georges Pompidou, François Mitterrand comme Jacques Chirac ont, chacun à leur manière, exprimé leur attachement à l'héritage intellectuel et artistique qui fonde l'identité française. Ils ont écrit, se sont revendiqués de la poésie, du roman, de l'art.

Dans le contexte déjà alarmant que dénonce notre appel "Filières littéraires, une mort annoncée ?", la gravité de cette déclaration ne peut nous laisser d'illusions. Elle engage la communauté littéraire et éducative à se mobiliser.

-- Communiqué de la Maison des écrivains

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